À la découverte de …. Marie-Claude Gil

Marie-Claude Gil est une chorégraphe attachante qui a animé entre autres le festival de Caen, le festival de Nogent sur Oise en 2016, et le Festival de Santa-Susanna en Espagne. Country-France a voulu en savoir plus sur son parcours.

Country-France : Bonjour Marie-Claude. Tu es enseignante et chorégraphe de danse country et line, et au moment de cette interview tu animes la piste du festival International de Nogent sur Oise, peux-tu nous parler de ton parcours ?

Marie-Claude Gil :  J’ai commencé la danse très tard, j’avais 20 ans et je dansais le Modern’ Jazz, que j’ai pratiqué jusqu’à l’âge de 32 ans, puis j’ai arrêté car j’avais envie de faire du cheval avec mes enfants, c’était une de mes passions et j’aimais la randonnée, la nature.

Mais la musique me manquait. Un jour j’ouvre le journal et je vois « cours d’essai gratuit de danse country ». C’était à côté de chez moi, dans le sud à Saint-Rémy de Provence.  J’ai fait un essai, et cela a été une révélation.

J’ai suivi le cours qui était dirigé par Corinne Catillon, qui m’a tout appris. Mais très rapidement, j’ai voulu changer de niveau, j’avais soif d’en apprendre plus. J’ai avancé rapidement et au bout de quelques années, on m’a demandé d’ouvrir un club à St-Rémy. J’ai créé le club Dance With Me. Je n’ai pas de site internet, j’ai un blog et j’utilise Facebook qui fonctionne bien.

C’est en faisant des petites animations de danse avec mes amis, que j’ai commencé à écrire des chorégraphies. Comme je rencontrais pas mal de succès, j’ai continué en travaillant la technique, l’écriture et la recherche musicale.

CF :  Es-tu allée souvent aux USA ?

MCG : Oui, je vais aux USA depuis 1992, c’est un pays qui me fascine et où a travaillé mon mari, car il avait une boulangerie là-bas, alors que moi j’avais une boulangerie à St-Rémy de Provence, chacun travaillait dans son pays, il n’est pas vraiment danseur mais surtout  amateur de musique américaine, mais il aime voir et être dans les ambiances de danse.

État de Rhode Island

Là-bas, je me suis intéressée à savoir s’il y avait de la danse country, des clubs de danse, ce qui m’a fait rencontrer le chorégraphe Dan Albro qui habite Rhode Island, avec qui je suis devenu amie. Il s’occupe de The Mishnock Barn qui est le dance club le plus populaire de la région. Rhode Island un petit état qui est situé près du Connecticut et du Massachusetts, je suis allée chez lui et j’ai découvert énormément de choses.

MCG : Car les Américains n’apprennent pas autant de chorégraphies que nous, ils sont beaucoup plus relax, c’est moins sophistiqué, ils ont beaucoup de joie, de convivialité, alors que nous on est souvent trop concentrés. Je lui ai présenté mes chorégraphies, qu’il a appréciées.

 

Marie-Claude Gil et son mari Lucien en compagnie de Dan Albro, à Quidnick Lake, Coventry (RI)

CF : Justement, parle-nous un peu des chorégraphies que tu as créées…

MCG : La plus connue c’est The Final Test qui m’a fait connaître un peu partout. Grâce à cette chorégraphie, je suis allée faire des workshops dans de nombreux festivals, ça s’est passé tout seul.

CF : On dit que tu as un goût très prononcé pour la danse catalane, qu’en est-il exactement ?

MCG : C’est une rencontre, car j’étais du même village que les personnes qui ont fait découvrir aux Français la danse en ligne « version catalane », car c’était à St-Rémy que cela a démarré, et j’ai énormément participé au développement de ce style en France. Car pour moi c’est de la danse country. Jean-Luc, qui allait en vacances en Espagne, en a ramené la première danse qui avait été écrite par David Villellas, il nous l’a montrée, ça sautait, c’était animé, ça donnait de la joie, c’était différent de ce que nous faisions, et j’aimais cette danse parce que la musique était très country. Dans les bals du sud cela avait beaucoup de succès, nous faisions des démos, c’est comme cela que ça a démarré.

Le Catalan Style c’est David Villellas, aussi simple que cela. Il y a quelques années, ce style a eu énormément de succès, et dans nos cours, cela prenait plus de la moitié du temps d’enseignement. Aujourd’hui, je travaille avec trois animateurs, et cela a changé, la danse en ligne moderne a autant de succès que la danse country plus traditionnelle. Il ne faut pas oublier que la danse est vivante, elle se renouvelle, et qu’il y a toujours des effets de mode qui existent. Rien n’est statique.

Tout ce qu’écrit David, nous le dansons, mais il y a de moins en moins de danses catalanes qui apparaissent, c’est comme beaucoup d’autres courants de danse.

La Catalane c’est un style de danse country, un style Cowboy qui demande énormément d’énergie et ce qui est Catalan c’est David Villellas qui est un Catalan et qui écrit des danses country dans son style, que l’on a appelé « style catalan ». Trois de mes danses ont été prises dans le circuit catalan mais j’écris aussi des chorégraphies country, line, tel que je ressens la musique, avec mon inspiration.

Marie-Claude Gil, festival de Nogent/Oise 2016

 CF : Comment vois-tu l’évolution de la danse dans les années à venir ?

MCG : Les danseurs évoluent en fonction de ce qu’on leur présente. Les chorégraphies sont devenues compliquées, trop complexes je pense, mais aujourd’hui j’ai l’impression que c’est en train de changer. Ce sont les chorégraphies avec de belles musiques, moins compliquées, et où tout le monde peut danser qui sont d’actualité, le niveau novice intermédiaire facile, c’est ce qu’il faut faire aujourd’hui, parce que c’est à la portée de tous. Le plaisir, c’est que tout le monde danse ensemble dans les bals.

CF :  Dans toutes les animations que tu a effectuées, il y en a une très spéciale à laquelle tu participes depuis le début, celle du festival de Santa Susanna en Espagne, qui se tient fin octobre, peux-tu nous expliquer ce qui s’y passe, car tu es présente tous les ans, depuis la première édition.

MCG : C’est un superbe festival d’une semaine en hôtel, qui est encore plein cette année. Ce sont des personnes qui me connaissaient en tant qu’animatrice en Provence, qui connaissaient bien Bernard Blanot, l’organisateur, qui recherchait quelqu’un pour animer les workshops et la partie danse du festival, les bals, etc. C’est un gros festival, et donc j’y suis allée dans mes petits souliers en espérant être à la hauteur, et pouvoir satisfaire tout le monde, car il y a des personnes qui viennent du monde entier, j’avais le trac, mais tout s’est très bien passé.

Il y a beaucoup d’artistes, c’est un grand bonheur, car j’adore les musiciens, les groupes que j’admire, et aux USA cela m’est arrivé de voir plus de 17 concerts dans le mois, pour dire que je suis fan de musique Américaine.

J’ai vu Brad Paisley, Keith Urban deux fois, Carrie Underwood, Craig Morgan, Trace Adkins, et bien d’autres. J’étais à Nashville cette année, et j’y ai d’ailleurs donné mon premier workshop au Wild Horse Saloon que je ne connaissais pas, et où passaient de nombreux « Garage Bands ».

Festival de Santa-Susanna 2016

CF :  Comment ça se passe à Santa-Susanna ?

Il y a environs 650 personnes, nous sommes allés jusqu’à 800, mais c’est trop et Bernard Blanot a préféré réduire pour une question de confort. Cela se passe dans un châpiteau situé à côté de l’hôtel, c’est très beau et soigné, avec des voilages et un plancher de grande qualité.

Cette année nous avons un programme très intéressant avec Dan Albro que je vais retrouver, Rob Fowler, David Villellas, des stars internationales. De 10 h à midi, il y a des workshops, dans l’après-midi vers 15h il y a une heure de danse en couple, près de la piscine, à l’ombre où est installé un mini plancher, c’est royal.

À 16h nous commençons le bal avec des danses à la demande dans le chapiteau pour que l’on se connaisse, car il y a des clubs qui viennent de partout, donc on essaie de voir ce que les gens connaissent au niveau des danses. A 18h on fait la révision des stages, et à 19h on arrête pour que chacun puisse se préparer pour le concert.

Il y a un groupe différent chaque jour, différents groupes américains, européens et français. (Voir le programme 2016 sur le site internet du festival.)

Le chapiteau est complet tous les soirs avec une ambiance extraordinaire. Ce séjour est une formule tout compris en pension complète avec hébergement, animations, cours, concerts, sans oublier le Spa avec piscine chauffée. C’est du grand confort, et une belle semaine de vacances dans une totale liberté de faire ce que l’on veut.

N’hésitez pas à venir me voir, je serais heureuse de discuter avec vous …

Festival de Santa-Susanna 2016

Interview par Alain Mangenot

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