Guillaume Richard, Champion et Star made in France

Bonjour Guillaume, ta présence au Festival Chatswing (Courbevoie (92), janvier 2016) nous permet de te rencontrer à un moment où ta carrière de danseur prend un tournant international et nous avons plein de questions à te poser…

CF : Les danseurs te connaissent en tant que compétiteur. Tu étais début 2016 au festival international de danse WorldCDF à Kalkar, et tu participais aussi au championnat UCWDC de Nashville aux États-Unis…  un beau challenge !

GR : En effet, c’était deux championnats du monde, dans les deux fédérations représentatives, WorldCDF et UCWDC, ce qui représentait un gros enjeu pour moi, car dans les deux divisions où je concourais, les divisions Avancé et Showcase, cela me permettait de passer dans les divisions les plus hautes de ces deux fédérations qui sont Megastar et Superstar, deux titres très difficiles à obtenir, sur ce laps de temps très court. C’était stressant.

Guillaume Richard aux Championnats UCWDC 2016, à Nashville
Guillaume Richard, Championnat UCWDC, Nashville, Janvier 2016

CF : Quel était ton état d’esprit pour aborder ces compétitions ?

GR : On ne va jamais à une compétition pour perdre, on y va pour donner le meilleur de soi même et pour gagner. Mon objectif ultime a toujours été de me dépasser, peu importe la victoire ou pas, je voulais améliorer mes performance et mes prestations, car les divisions Megastar et Superstar m’ont toujours fait rêver, et je voulais gagner, être le meilleur, et j’ai gagné, c’était le bonheur !

Ces divisions m’ont toujours fait rèver. Quand j’ai commencé la compétition il y a huit ans, je regardais ces concours avec des yeux écarquillés, c’était impressionnant et je me disait que d’arriver à ce niveau c’était un rêve fou, et puis au fil des années, je me rapprochais de ce but, cela devenait de l’ordre du possible, et le stress montait.

Pour les danseurs qui veulent vraiment persévérer, c’est un but ultime car c’est la plus haute division au monde.

 

CF : Comment cela s’est passé en Allemagne, au championnat WorldCDF ?

GR : A Kalkar, j’avais deux concurrents, un Hollandais et un Suédois, et c’était rude parce que ce sont de très bons danseurs. J’ai remporté les Showcases en étant premier sur toutes mes danses, c’est à dire 6 danses, ce qui m’a permis d’arriver premier en Overall, et j’ai gagné les deux divisions, ce qui m’a automatiquement fait passer en Megastar.

 

Guillaume Richard, Premier en division Advanced et Showcase, aux championnats WorldCDF, à Kalkar (Janvier 2016)

La tradition est alors de faire une fête sur place, avec des cotillons, des confettis, avec tous les compétiteurs car en dehors de la compétition on est un grand cercle d’amis, et c’était la grosse fiesta, l’écharpe, les photos.

Sur le moment je n’arrivais pas à réaliser, c’est en rentrant que j’ai eu la charge de l’émotion et en regardant la vidéo que j’ai compris que c’était vrai, que c’était arrivé.

Guillaume Richard, Premier, en division Advanced et Showcase aux championnats UCWDC, à Nashville (Janvier 2016)

CF : Aujourd’hui, il y a deux français qui sont à ce niveau chez WorldCDF, Laura Bartolomei et toi. Mais, le jour même tu partais vers les compétitions UCWDC qui se tenaient à Nashville (USA) comme chaque année. Que s’est il passé ???

GR : C’était le second enjeu de cette fin d’année 2015, très gros car UCWDC est la première fédération à laquelle j’ai adhéré, et dans laquelle je concours depuis 8 ans, ce n’était pas plus important, mais émotionnellement c’était fort car il y a beaucoup d’Américains qui participent à cette compétition, et c’est sur leur territoire… c’est une autre ambiance, avec un panel de juges que l’on ne connait absolument pas.

Et j’avais deux concurrents Coréens de très haut niveau, dont un qui m’avais battu lors d’une compétition précédente. Donc j’avais vraiment la pression, c’était impressionnant.

 

Je me suis surpassé… et j’ai gagné, c’était incroyable. Comme il n’y avait pas beaucoup de Français, la fête a été plus intime, c’était une fête intérieure.

L’ambiance était différente de celle en Europe, car les Américains sont plus axés sur la danse de couple. Il y a moins de compétiteurs en ligne, donc il y a moins de spectateurs contrairement à WorldCDF.

Mais j’ai pris mon pied des deux côtés, car j’aime ces deux fédérations, j’aime les gens qui s’en occupent et j’ai autant d’amis d’un côté comme de l’autre. C’était très festif.

Guillaume Richard et les autres compétiteurs du "Team France" aux championnats UCWDC de Nashville
Guillaume Richard et ses amis compétiteurs à Kalkar (championnat WorldCDF)

GR : Il faut savoir qu’une troisième division s’est rajoutée, qui est WCLDSF (World Championship Line Dance Sport Federation) qui concerne les Game, c’est à dire les Jeux Olympiques, c’est une structure à part qui fait partie des fédérations de sport, alors que WorldCDF et UCWDC sont des fédérations de danse.  Comme je suis champion du monde pour les deux fédérations de danse, je suis aussi Champion du monde pour cette fédération.

Tous les quatre ans lors des jeux Olympiques, il y a des championnats de danse qui regroupent tous les styles,  et la Country Western Dance a intégré ce circuit depuis quatre ans. C’est rattaché à UCWDC parce que c’est un membre de cette structure qui s’est battu pour que la danse country de compétition puisse intégrer ce cursus Olympique.

Ce championnat est organisé conjointement avec celui de UCWDC et il s’est déroulé le 5 janvier, c’est très protocolaire, j’ai donc participé et j’ai obtenu une Médaille d’OR.

CF : Alors, c’était le « grand schlem », tu es le premier Français à obtenir toutes ces récompenses…

GR : C’était historique, car il faut dire que c’est très rare, compte tenu des dates des événements, de pouvoir participer dans les deux fédérations, et à ce troisième championnat, car les dates habituellement se chevauchent, et cette année, c’était décalé. Il y a des Megastars et des Superstars, mais obtenir les deux, voire les trois c’est une grande première.

CF : Quels sont tes projets ?

GR : Je vais bien sûr continuer dans la danse, et essayer de me classer le mieux possible dans ces divisions, et de représenter la France du mieux possible, essayer de rendre mon pays fier de moi. J’ai reçu tellement de messages d’amitié, d’encouragement, de commentaires, de félicitations…

Facebook est mon réseau social préféré. C’est émouvant, car au delà des attentes qu’on se fixe à soi même, il y a tout ce qu’il se passe dans le public, la famille, les amis, que l’on ne s’imagine pas. La fierté que j’ai et que tous ont, les danseurs français m’ont envoyé des messages forts, on me dit que je suis un modèle, que je fais rêver, et ça c’est la plus belle récompense, plus que mes trophées, ce sont mes plus belles récompenses.

Quand j’ai commencé, j’avais des modèles, des stars dont j’étais fan, et maintenant je reçois des messages qui me touchent énormément.

 

Guillaume Richard, incognito à Nashville !
Guillaume Richard au Festival Chatswing Janvier 2016

CF : Revenons, au Festival Chatswing, qu’as tu enseigné ?

GR : On a travaillé sur plusieurs niveaux, des premiers pas aux avancés, j’ai repris mes dernières danses, Let it Go (débutant sur une musique de la Reine des Neiges version country), Move (danse novice), The Dancing Tree, Better Love en intermédiaire, en avancé Way Way Back, et pour les premiers pas Free and Easy.

Je suis trés heureux de commencer ce début d’année 2016 avec Chatswing, c’est un festival où on est bien, il y a une très très bonne ambiance, les gens sont très souriants, et on a l’impression qu’ils ont mangé du lion parce qu’ils s’intéressent de plus en plus à la technique, ils assistent à des stages, et l’endroit est superbe et très sympa.

 

De plus je suis entouré de très grands noms du milieu, Guylaine Bourdages et Darren Bailey pour qui j’ai beaucoup d’admiration et de respect, avec qui j’ai déjà travaillé. C’est un grand danseur, un grand chorégraphe, qui fait preuve de beaucoup d’humilité et de simplicité, c’est un modèle pour moi, très connu en Angleterre parce qu’il travaille pour l’émission de télé « Dancing with the Stars », qui est la version anglaise de l’émission que l’on connait bien en France sur TF1.

CF : Merci Guillaume…  À bientôt, au Festiline Show à Liévin en mai 2016

Guillaume Richard et Guylaine Bourdages - Chatswing Janvier 2016

*** LE FESTILINE SHOW 2016 ***

Le Samedi 14 Mai 2016, après une journée de Workshops et de Stages Techniques, venez vous détendre au bal. Cette année le Festiline Show a choisi pour thème le cinéma, alors profitez-en le temps de cette soirée pour entrer dans la peau de votre star de cinéma favorite. Ouverture des portes à 19h30.

Tout d’abord merci à tous ceux qui ont participé au Festiline Show 2015. Le Festiline Show sera heureux de vous accueillir les 13, 14, 15 et 16 mai 2016.

Visitez la page Facebook de Festiline Show

Cette année, l’équipe organisatrice a changé. Le directeur de l’évènement est Nico Caron (nico021184.nc@gmail.com)

Nath Luccini (nathlucc62@live.fr) est chargée de prendre vos inscriptions (mais les workshops sont déjà pratiquement complets).

Logo FestiLine Show 2016
Affiche du FestiLine Show 2016 - Liévin

Ce changement s’accompagne d’une modification dans la venue des chorégraphes. Seront officiellement présents :

Daniel Trepat, Esmeralda Van de Pol, Fiona Murray, Guillaume Richard, Guylaine Bourdages, Jérémie Tridon, Jonas Dahlgren, Jose Miguel Belloque Vane, Magali Chabret, Marlon Ronkes, Niels Poulsen, Pedro Machado, Pim Van Grootel, Raymond Sarlemijn, Rémi Lemaire, Romain Brasme, Roy Hadisubroto, Roy Hoeben, Roy Verdonk, Sébastien Bonnier, Sophie Archimbaud, Vicky Saint-Pierre, Will Boss

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